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Les questions à se poser quand on a une idée innovante de création d'etreprise

 

Pour concrétiser et rendre lucrative une idée innovante, il faut passer par un certain nombre d'étapes obligées. Penser que son idée puisse être facilement achetée par un grand groupe industriel relève souvent de l'utopie !
Le porteur de projet doit, en préalable, se poser 4 questions majeures :

L'idée a-t-elle déjà été trouvée et développée ?
Puis-je réellement exploiter cette idée par moi-même ?
L'idée sera-t-elle susceptible d'intéresser un fabricant, un industriel ?
L'idée captera-t-elle un marché suffisant, accessible et solvable ?


1)  L'idée a-t-elle déjà été trouvée et développée ?

triangle.gif Si l'intéressé connaît le secteur d'activité concerné par son idée, il doit alors :
- repérer les produits existants avec toutes leurs variantes : ceux qui sont déjà proposés sur le marché, ceux qui pourraient représenter une concurrence indirecte, ceux qui "marchent bien" et ceux dont les ventes sont difficiles, ...
- identifier les fabricants et leur poids sur le marché,
- lire des revues spécialisées, profiter des salons pour rencontrer des professionnels, effectuer des recherches sur internet, ...
- rechercher auprès de l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle) l'existence de brevets ayant un rapport direct ou indirect avec son innovation,
- réaliser une enquête poussée auprès des commerciaux du secteur considéré.

La somme des informations ainsi recueillies lui permettra de mieux cerner le réalisme de son idée ainsi que son premier "positionnement" (choix stratégique pour lui donner une image originale qui le distinguerait nettement de celui des concurrents) dans le secteur marchand considéré.
La difficulté de cette phase consistera à ne pas trop dévoiler cette "idée-invention". Voir les conseils de l'Inpi (vidéo)

triangle.gif Si l'inventeur n'est pas du métier, sa démarche sera plus longue et plus complexe car il devra, dans un premier temps, bien comprendre les spécificités du secteur économique dans lequel s'inscrit cette fameuse invention.
Il devra donc préalablement rassembler de la documentation sur ce secteur et rechercher un ou plusieurs professionnels susceptibles de lui expliquer en profondeur les règles du jeu.

Ce travail de vérification est très important car il permettra au créateur d'être beaucoup plus crédible et mieux écouté lorsqu'il s'adressera à ses futurs interlocuteurs.


2)  Puis-je réellement exploiter cette idée par moi-même ?

L'aveuglement guette le porteur d'une idée très innovante. Souvent obnubilé par son "trait de génie", il ne peut pas imaginer, un seul instant, que son idée ou sa solution, si séduisante soit-elle, pourrait :
- ne pas avoir de débouchés économiques,
- ne pas apporter une amélioration suffisante par rapport à l'existant,
- être trop chère par rapport aux solutions moins performantes déjà utilisées,
- être trop coûteuse dans l'absolu pour y recourir.

Il ne soupçonne pas toujours non plus le parcours difficile, long et coûteux que représente la création d'une entreprise innovante, tout particulièrement lorsqu'elle doit déboucher sur des marchés importants nécessitant de réunir de gros moyens ou provoquer des affrontements avec des grands opérateurs.

Il faut donc très vite et avec beaucoup de lucidité qu'il se pose de façon approfondie cette question : doit-il créer lui-même une entreprise ou céder ou concéder son idée en accordant une licence d'exploitation ?


3)  L'idée sera-t-elle susceptible d'intéresser un fabricant, un industriel ?

Pour répondre à cette question, le créateur-innovateur devra consolider son idée :
- en agrégeant toutes les informations récoltées sur le secteur,
- en essayant de déterminer un premier positionnement du produit et une première valeur de vente,
- en réfléchissant à la forme, au design et au "packaging" éventuels,
- en concevant lui-même le press-book présentant son produit pré-ébauché,
- en réalisant, si possible, des premiers tests et en déterminant ainsi les axes forts du produit qui favoriseraient les ventes.

De la même manière, il tentera d'abaisser les niveaux d'incertitude existants en traitant les points sombres sur lesquels il butte, les éléments sur lesquels les professionnels ne sauraient pas répondre eux-mêmes. 


4)  L'idée captera-t-elle un marché suffisant, accessible et solvable ?

Ce marché permettra-t-il de rentabiliser les coûts de développement, de production, de commercialisation qui devront inévitablement être engagés ? Tout industriel approché se posera la question. Le créateur devra donc bien préparer des éléments de réponse.

La première tâche consiste à identifier l'utilisateur potentiel et le prix "psychologique" que celui-ci serait prêt à payer pour acquérir ce produit. Cette étape, sans être une étude de marché, présente une difficulté certaine car elle traite d'un marché inconnu ou peu connu.

Il est bon que le créateur réalise lui-même cette première enquête auprès d'utilisateurs potentiels car elle lui permettra de percevoir des choses que lui seul peut ressentir et par la même occasion il pourra affiner son argumentaire.

Les conseils de Séverine Herlin, spécialiste du sujet

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