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Le plan de financement initial pour la reprise d'une PME / PMI

 

Reprendre une entreprise représente un coût global comprenant :
- le prix à payer au cédant,
- les frais d'acquisition
- les renforcements ultérieurs du fonds de roulement de l'entreprise acquise.

Le repreneur doit estimer ce coût global, le plus précisément possible et vérifier qu'il pourra bien réunir, en regard, tous les capitaux nécessaires à cette opération.
Le plan de financement initial permet a donc pour objet de recenser :
- les éléments du coût global de l'opération de reprise,
- les sources de financement qu'il sera possible de mobiliser afin de la "boucler" financièrement.
Il s'agit d'une démarche dynamique destinée à trouver les solutions permettant d'équilibrer les besoins durables de financement et les ressources financières durables.


  Besoins durables

Les "Frais d'établissement" à faire figurer dans le plan de financement de l'entreprise-cible (honoraires, frais d'actes, droits fiscaux, etc') se limiteront aux frais engagés pour la mise en application du plan de reprise au niveau de l'entreprise elle-même (par exemple : frais de dossier pour un nouveau crédit d'investissement).
Les frais d'établissement engagés pour réaliser la reprise de l'entreprise relèvent du "plan de financement du holding", ou du "plan de financement personnel" en cas de rachat de titres directement par le repreneur.

Le budget des "Investissements nouveaux" prévus pour dynamiser l'activité (s'il y a lieu), doit faire l'objet de soins attentifs. Les "petits matériels", "petits travaux", "petits équipements", "petit outillage", etc' ne doivent pas être oubliés. Leurs coûts additionnés pourraient représenter un besoin de financement non négligeable.

Le BFR (et son financement plus ou moins adéquat) existent déjà dans l'entreprise rachetée. Il faudra donc n'ajouter, dans les besoins durables, que l'accroissement de BFR à prévoir pour la première année compte tenu de l'incidence de la stratégie de reprise (augmentation du BFR corrélativement à un accroissement prévu du CA).
Si, au contraire, du fait d'une action volontariste sur les composantes du BFR, une diminution de celui-ci est prévue, il faudrait alors la faire figurer en "ressources durables " du plan de financement, mais c'est une situation rare.

Le poste "Remboursement de compte courant d'associé" correspond aux fonds à restituer au cédant.

  Ressources durables

"Augmentation de capital" n'est à indiquer qu'en cas d'augmentation en numéraire prévue du capital à l'occasion de la mise en oeuvre du plan de reprise : cette arrivée "d'argent frais" devant permettre de faire face à des besoins durables nouveaux (ex : investissements ; remboursement du compte courant d'associé appartenant au cédant, ...).

Le poste "apports en compte courant d'associé" reflète les apports nouveaux prévus sous cette forme.

Une "prime ou subvention" accordée par une collectivités territoriale à l'occasion de la reprise d'une entreprise est généralement versée en contrepartie d'engagements de redéploiement (investissements, embauches, ...).
Il faut prendre garde au décalage dans le temps entre la date d'attribution celle-ci et l'époque probable de son encaissement pour juger de la pertinence à l'inclure dans le plan de financement.

Une "cession d'actifs" ne présentant pas d'intérêt pour l'activité peut être prévue dans le plan de reprise. Leur prix de vente va améliorer automatiquement la structure financière de l'entreprise en augmentant, à due concurrence, le fonds de roulement.

De nouveaux "emprunts à long ou moyen terme" peuvent compléter les ressources durables si la mise en oeuvre du plan de reprise nécessite de réaliser de nouveaux investissements.


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