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2. Diagnostiquer et analyser

 

 

Pour le chef d'entreprise, dégager les points forts et les points faibles de son entreprise en procédant à un diagnostic est un exercice indispensable qui lui permet :

  • de conforter ou non sa décision de cession,
  • de réaliser l'évaluation de son entreprise,
  • d'établir sa stratégie de cession,
  • et de développer son argumentaire lors des premières négociations qu'il aura avec le repreneur.

  Ne pas confondre diagnostic et audit !


Le diagnostic permet à celui qui le pratique de :

  • se mettre à la place du candidat à la reprise lors de sa prise de connaissance de l'entreprise et d'organiser sa stratégie de cession après l'analyse générale de son affaire,
  • rassembler l'ensemble des informations qui seront nécessaires pour que le futur repreneur puisse nourrir sa réflexion et prendre sa décision,
  • organiser le montage juridique et financier.

L'audit a deux objectifs :

  • vérifier l'absence d'écart entre le diagnostic et la réalité de l'entreprise grâce à l'analyse réalisée par les conseils (experts-comptables, conseillers juridiques, ...),
  • rédiger la garantie d'actif et de passif.


  Les différents diagnostics à effectuer

Après avoir réuni les documents nécessaires, plusieurs diagnostics sont à faire :

 Le diagnostic de l'activité analyse le potentiel du marché sur lequel évolue l'entreprise et renseigne sur sa compétitivité. L'étude de l'activité de l'entreprise est cruciale pour déterminer dans quelle mesure elle peut intéresser un repreneur, notamment un concurrent.

 Le diagnostic des moyens fait le point sur les moyens et outils professionnels dont l'entreprise dispose pour exercer son activité, ainsi que sur leur état. Il permet également de préciser les biens à inclure ou exclure de la vente, s'il s'agvère plus intéressant de les traiter à part

triangle.gif Le diagnostic humain a une grande importance car il met en évidence les compétences productives de l'équipe en place ou ses carences. Par ailleurs, il évalue l'impact du départ du dirigeant sur l'organisation de l'entreprise et ses conséquences sur son activité.

 Le diagnostic financier permet de dégager les grandes tendances de l'entreprise et d'apprécier sa rentabilité. Cette analyse servira de support  à la réflexion du repreneur sur l'aspect réaliste ou non de sa reprise.

 Le diagnostic juridique. La reprise d'une entreprise entraîne automatiquement le transfert des éléments nécessaires à l'exercice de l'activité, y compris ses contrats. Ce diagnostic est donc indispensable car les aspects juridiques sont omniprésents et touchent toutes les fonctions de l'entreprise.
De plus, le non-respect de certaines obligations contractuelles peut avoir des conséquences graves pour l'entreprise, comme la rupture de certains contrats du fait de la vente, qu'il faut prévenir.

 Le diagnostic qualité, sécurité, environnement (QSE) évalue les conséquences d'éventuelles négligences en matière de respect de l'environnement et des normes réglementaires en usage. Il s'agit parfois de chioses banales, mais il faut surtout s'assurer que rien ne viendra entraver la vente. A l'inverse découvrir que la mise aux normes est conforme à la législation peur être un élément favorable dans la décision du repreneur.

  Qui peut vous aider ?

Le but est de donner une vision claire, précise et bien documentée de votre entreprise à un repreneur.

 Vous pouvez faire seul une partie de cet état des lieux : caractériser votre entreprise, son activité, ses clients, sa stratégie, ses moyens. Bien sûr, vous connaissez tout ça, mais si vous faites l'effort de le formaliser, vous serez plus à l'aise pour répondre aux innombrables questions que vous posera le repreneur.

 Toute une partie du travail demande aussi le concours de professionnels habitués à évaluer des entreprises :

  • le notaire et/ou l'avocat, pour analyser la dimension juridique de votre entreprise (statuts, contrats, risques, assurances, litiges en cours, vie sociale, etc.),
  • l'expert-comptable, pour diagnostiquer les points forts et les faiblesses de l'entreprise, valoriser au mieux tous les actifs, exploités ou non, mettre en relief les éléments comptables significatifs (coûts ou recetttes non récurrents, changements de périmètre, fusion, cession partielle d'activité en cours d'exercice).

 Pour vous guider dans ce travail, vous pouvez également prendre rendez-vous auprès d'un conseiller de la Chambre de commerce et d'industrie ou de la Chambre de métiers et de l'artisanat, qui vous aidera dans la phase diagnostic.

 Enfin, vous pouvez vous faire aider par un expert en fusions-acquisitions, qui se servira de ce document pour attirer les acheteurs lors des premiers contacts sérieux.

 Il peut enfin être judicieux de consulter d'autres spécialistes sur des aspects spécifiques de votre entreprise, touchant par exemple à l'environnement et aux réglementations qui s'y rapportent.
Dans tous les cas, quel que soit l'expert, établissez une lettre de mission qui expose clairement ce que vous attendez de lui. Demandez un rapport écrit, que vous pourrez transmettre à un repreneur.

 

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